Depuis déjà une quarantaine de jours que nous sommes en Équateur. Nous avons toujours trouvé les gens très gentils et très corrects avec nous. Que ce soit dans les hôtels, les restaurants, les taxis ou même les passagers avec qui nous entrons en contact dans les autobus, nous avons toujours été très satisfaits de la relation.
Une chose qui m’intriguait cependant, c’est que tout le monde nous disait de faire attention aux voleurs, aux pickpockets dans les autobus surtout. Aujourd’hui, à Quito, malgré tous les avertissements et les précautions, j’ai été sérieusement confronté.
Nous décidons de nous rendre au bureau de la Coop d’autobus Reina del camino pour prendre des informations pour notre prochaine destination, Puerto Lopez, la plage, la chaleur, enfin! Ça prend de l’argent pour acheter les billets et il faut prendre le tramway pour y aller. Quand c’est bondé de monde, c’est l’endroit idéal pour les pickpockets. Il fait froid à Quito. Je décide de mettre mon argent dans ma poche de chemise qui se referme avec un Velcro et de mettre mon coton ouaté et de le fermer par-dessus ma chemise. Très sécure n’est-ce pas?
À l’heure de pointe le matin l’autobus est remplie à craquer. Il fait chaud dans le bus. J’enlève une épaisseur tout en me fiant sur mon Velcro. Une gentille dame dans la trentaine avancée s’installe face à moi; elle se tient avec la main gauche, elle a son gilet sur le bras droit et par le plus heureux des hasards sa main se trouve juste à l’endroit ou se situe mon argent. Je me dis que je la trouve un peu proche et son bras lui sert de protection pour éviter que ses seins touchent ma poitrine. Le tramway est très très rempli. À un moment donné, je sens ses doigts tâtonner et je change de position pour me détourner d’elle.
Quand on descend du tramway, on entre dans un petit restaurant pour nous désaltérer. Diane et moi on est assis face à face. Elle me dit : « T’as déchiré ta chemise.» Je regarde et je réponds : « Non! C’est coupé! » Je tâtonne et j’ajoute : « La maudite! Elle a essayé de me voler mon argent. »
Rendus au bureau de la Cie d’autobus, notre décision a été facile à prendre, on part le soir même. Quand on est bien quelque part, on y reste; quand on est mal on s’en va; et dans les deux cas, on le raconte.
Après 10 heures de bus de nuit, nous voilà maintenant à Puerto Lopez, la chaleur, enfin!