mercredi 30 novembre 2011

Une journée de déplacement

Les voyages sac à dos, ce n’est pas seulement visiter des attractions touristiques et se contenter de se faire servir dans les hôtels mais c’est aussi organiser les transports et chercher les hôtels. Dans ce récit, je veux vous donner comme exemple une journée de grand déplacement; nous partions d’Aréquipa, au sud du Pérou, pour nous rendre à Tumbes, tout à fait au nord, près de l’Équateur. Ceux et celles qui aiment voyager avec nous… Bon voyage.
J’ai acheté mes billets d’avion par Internet avec un changement d’avion à Lima. J’avais bien prévenu Diane :
« Pour ne pas que tu aies de surprise, je dois te dire que je m’attends à ce qu’on fasse un des deux trajets dans un petit avion car lorsque j’ai réservé les sièges, il n’y avait que 6 places. »
J’ai aussi réservé un hôtel par Internet.
Notre avion décolle à 13.30h. On prend donc le temps de faire une bonne dernière marche en ville en avant-midi et on va diner à l’aéroport en attendant le départ. Lorsque la préposée au comptoir de la Cie identifie nos bagages, elle y met un gros collant rouge PRIORITY. On se demande pourquoi. On regarde notre carte d’embarquement : siège 1 A et B. On voit notre avion qui est un jet à deux moteurs. On y entre et on a le privilège d’être en première classe. Ça commence très bien le voyage. On joue les pachas.
À Lima on doit reprendre nos bagages pour le transfert. Il faut d’abord prendre notre carte d’embarquement à l’aide d’ordinateurs à la disposition du public. On va au comptoir déposé nos bagages et tout fonctionne normalement.
Ensuite, il faut traverser la barrière de sécurité. Je passe en premier. La préposée présente ma carte au lecteur électronique et me fait signe de passer.  Diane vient pour me suivre, même opération mais… Ça ne passe pas. On a beau dire que nous sommes ensembles, elle reste ferme : ça ne passe pas. Et moi, je manifeste l’intention de repasser dans l’autre sens mais pas question. Imaginez Diane qui commence à paniquer et moi, pour détendre l’atmosphère, je lui dis un gros BYEBYE comme si je partais sans elle. Ça fait rire le monde mais ça ne passe pas plus.
Je pense que dans les aéroports il y toujours beaucoup d’employés qui surveillent tout le temps sans qu’on s’en apercevoir parce qu’en moins d’une minute il y en a 2 ou 3 qui s’approchent et une autre plus corpulente qui semble être la superviseure et elle prend Diane en charge. Diane s’accroche à elle fermement et avec confiance.  Il faut qu’elle aille payer la taxe d’aéroport.  On nous avait informés que c’était inclus dans le prix; ça l’était pour moi mais pas pour elle. Porque? No sé. Tout est réglé en 5 minutes et on saute dans l’avion jusqu’à Tumbes.
On arrive à Tumbes à 8 h. du soir et il faut nous rendre à notre hôtel. Pendant que j’attends nos bagages, Diane se dirige vers la sortie et les chauffeurs lui sautent dessus (au figuré bien entendu) pour lui offrir de nous conduire en ville. Elle en identifie un qui paraît fiable. Avant de sortir de l’aéroport, je m’informe toujours comment coûte le taxi pour se rendre en ville. On me répond 20 soles ($7.00).
On charge les bagages dans le coffre et on monte dans le taxi. Je précise le prix avec le chauffeur et il me répond vaguement des mots marmonnés que je ne comprends pas. Je répète : « 20 soles. »
 Il me répond : « Oui», assez vaguement et il ajoute : « C’est un taxi collectif, c’est 20 soles par personne »
Je réponds fermement : « Hey! 20 soles pour le taxi » et il accepte avec un petit sourire.
Je lui donne l’adresse d’un hôtel que j’avais réservé par Internet. Parfois, je fais croire au taxi que nous avons un hôtel de réserver pour éviter qu’il nous conduise dans des hôtels de luxe où il reçoit une commission généreuse. Mais ce soir j’ai vraiment une réservation parce que nous arrivons dans la soirée.
On arrive à l’hôtel on sonne. Ça ne répond pas. Un homme sur le trottoir nous dit que c’est fermé. On sonne encore et un gros bonhomme le torse nu vient nous ouvrir. C’est sombre, ça a l’air louche. Il fouille dans un calepin de note et trouve la réservation. Diane va voir la chambre et elle revient et dit fermement : « On ne reste pas ici. Ça pue, c’est écœurant, c’est un bordel »
Heureusement, le chauffeur qui savait tout ça nous attendait. À cause de l’air louche de l’hôtel, nous avions laissé les bagages dans l’auto. Le chauffeur nous a alors conduits à un autre hôtel qui répondait minimalement à nos critères de base pour une nuit : un bon lit et une chambre de bain privée. On paie le chauffeur et on le réserve pour le lendemain car nous voulons aller passer plusieurs jours à la plage.
On s’installe dans la chambre et on va ensuite prendre une marche au centre ville où un orchestre joue en plein air car on fête l’anniversaire de la ville. On revient ensuite passer une bonne nuit. À part le coq qui chante régulièrement toute la nuit, on n’a rien à se plaindre.
Tout ça dans une même journée. Pour nous, c’est un peu comme ça la routine de nos déplacement sauf qu’on prend quasiment tout le temps l’autobus. Je ne vous raconterai pas les aventures avec le chauffeur qui nous a téter 60% de plus que le prix fixé au départ. Il ne trouvait pas l’hôtel il se promenait un peu partout. Il faisait gentiment pitié, il perdait d’autres voyages, etc.
Finalement, on est maintenant à la plage, très confortablement installés pour six jours et on dit qu’on prend des vacances de voyage. Les billets de bus sont achetés pour entrer en Équateur demain. Et le voyage continue…

dimanche 27 novembre 2011

Le Pérou


Tacna, notre première ville au Pérou. En plein désert. Les dessins dans la montagne sont faits avec la seule plante qui peut pousser sans arrosage dans ce désert.
La première impression de ce pays est très bonne: on y mange bien, on est bien logés, et les gens sont sympathiques. Après quelques marches en ville, nous faisons une sortie pour un bain dans une source d'eau chaude. On prend le bus du peuple où bien sûr nous sommes encore les seuls touristes. Sous un soleil de plomb, le GPS branché sur les satellites, on se tape quelques heures de marche dans un désert super aride avant de se plonger dans un bain à 40 degré Celsius. Ça retape le Canadien et c'est multi-thérapeutique, pour l'âme et le corps.

Le lendemain, le bus pour Arequipa, 9 heures encore dans le désert. De grands bouts de chemins bien droits sur le haut plateau et de grands bouts en lacet de bottines pour descendre et remonter dans les vallées creusées par des rivières asséchés (?). Arequipa est une ville magnifique où l'on retrouve beaucoup d'anciens édifices fabriqués de gros blocs de pierre taillés dans les champs de lave du mon Misti. Nos randonnées pédestres se font dans la ville à travers la population locale et une bonne quantité de touristes comme nous n'avons pas encore vus depuis le début de ce voyage.

Après quatre belles journées à Aréquipa, nous prenons l'avion pour Tumbes, au Nord du Pérou, près de la frontière de l'Équateur. On traverse rapidement le Pérou pour y revenir après l’Équateur. Pour tout de suit, on se paie une bonne semaine à la plage, Punta Sal, qu'on dit une des plus belles plages du nord du Pérou.

On est super bien installés. Je vous écris, sur un grand balcon à 50 mètres de l'océan Pacifique. De temps en temps je lève les yeux pour admirer le vol gracieux des frégates. J'ai lu qu'elles peuvent voler une semaine sans se poser.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fregatidae
On en profite au max, randonnées sur la plage, baignades et jeudi prochain on entre en Équateur.

samedi 19 novembre 2011

Nous voilà arrivés au Pérou.

Après notre atterrissage à Santiago, nous sommes allés à Valparaiso, une vraie ville amphithéâtre ouverte sur la mer. Nous sommes ensuite montés vers le Nord à La Serena et la vallée de Elqui pour une dégustation visuelle des vignobles en plein désert et une initiation à la fabrication du Pisco, l’équivalent du cognac français que l’on fabrique en distillant le vin. La vallée est un long oasis dans l'immense désert du Chili, 120 km de culture de vignes grâce aux irrigations. 

Ensuite, 17 heures de bus pour atteindre Iquique, un port de mer important connecté avec les fameuses mines du désert de l’altiplano du nord du Chili. Iquique est une ville ou les gratte-ciel ont poussé comme des champignons depuis la hausse du prix des métaux. Les maisons sont toutes délabrées; les gens semblent simplement attendre de les vendre pour qu’on bâtisse encore de nouveaux buildings.

En montant vers le Nord, nous avons remis le soleil au Sud en traversant le tropique du Capricorne. Quand je suis au Sud de ce tropique, je perds continuellement le Nord car le soleil passe au Nord et ma physiologie le croit toujours au Sud où je l’ai toujours vu depuis plus de 60 ans.

Nous atteignons ensuite Arica, la dernière ville importante du Nord du Chili. Le Nord du Chili est une région montagneuse désertique de plus de 1000 km de long et une centaine de km de large. Il n’y pousse  absolument rien. La moyenne des précipitations est de quelques millimètres par année.

De Arica, nous avons pris un vieux train du début des années 1800 pour traverser à Tacna au Pérou. Notre première impression est très bonne, les gens sont accueillants et on a l’impression de vivre comme des pachas avec un budget de BS.

Et le voyage continue...

jeudi 3 novembre 2011

Les voyages "backpack"

Tu as bien raison Karine, les voyages backpacker permettent de très belles rencontres.


Par exemple, nous sommes actuellement à Valparaiso dans une auberge familiale tenus par des Allemands. C'est notre troisième journée ici et on voit passer un paquet de monde de différents pays. Ici le déjeuner est inclus et ce matin autour de la table, il y avait un couple de Hollandais, un couple de Norvégien, 2 Américains, une technicienne en mines de l'Équateur, un Chilien et nous 2, Canadiens. Ça parle en anglais et en espagnol surtout, mais chaque nationalité se parle aussi dans sa langue natale. Une vraie belle tour de Babel.

Hier, c'était tout autre chose. Étant donné que nous restons plusieurs jours au même endroit, nous avons le plaisir de voir passer tout ce beau monde de voyageurs qui se partagent leurs expériences et leurs projets. C'est vraiment très différent de nos voyages en petit campeur quand on se déplaçait dans notre tout petit monde quasi hermétique.

Demain, nous prenons le bus pour 7 heures de trajet vers le Nord ou nous passerons une semaine dans la vallée de Elqui à faire des randonnées à travers les montagnes arides et les terres fertiles de la vallée remplie de vignobles.