lundi 26 décembre 2011

Baños de Agua Santa

Baños de Agua Santa


Ville de baños vue de la Statue de la Vierge

Baños, magnifique petit coin d’un magnifique pays. Mais comme la perfection n’existe pas, il y a le fameux Tungurahua qui est très actif et risque de piquer une colère de temps en temps et de faire évacuer toute la population du village. 


Le Tungurahua qui fume toujours

Beaucoup de scientifiques l’analysent sans arrêt. Il y a une surveillance constante et au moindre danger on donne l’alerte. 

Il y a 3 niveaux d’alerte :
- Alerte jaune : on avertit la population.
- Alerte orange : on rassemble la population. Partout dans les rues de la ville il y a des panneaux qui indiquent les différents lieux de rassemblement.
- Alerte rouge : on évacue.

La dernière alerte, orange, a eut lieu le 30 novembre dernier et on a même commencé à évacuer. Ces temps-ci, il fume beaucoup et selon les vents, la poussière peut tomber sur cette belle petite ville qui nous plaît beaucoup.

Pourquoi cette ville nous plaît tant? La température est confortable malgré quelques pluies fines, les paysages sont magnifiques et très montagneux, les gens sont très corrects avec les touristes. Il y deux sites d’eaux thermales chauffées par la proximité du magma. Ce que nous apprécions beaucoup, c'est qu'il y a de multiples possibilités de randonnées dans les montagnes. Pendant notre séjour de 8 jours, on a fait 4 longues marches différentes autour de la ville.

La 5ème journée pendant que nous prenions notre marche, le vent a tourné. À un moment donné, en passant dans un boisé, nous entendions des oiseaux chanter; je lève la tête pour voir et je sens des grains qui me tombent dans la face. J’ai d’abord cru qu’en jouant dans le feuillage, les oiseaux les faisaient tomber mais je me suis vite aperçu que c’était Tungurahua qui m’envoyait ses éjections. Nous sommes revenus de notre marche couverts de minuscules petits grains de roches. Quand nous sommes arrivés au village, nous avons remarqué quelques personnes avec le masque respiratoire. Chacun balayait son coin de trottoir ou son entrée de maison.

En voyage, Diane et moi, nous remarquons que chaque ville possède son âme propre, son atmosphère sociale. Ici, pour la décrire, je pense à la vieille expression qu’on retrouve dans les Astérix: « Peur que le ciel leur tombe sur la tête ». C’est vraiment le cas ici avec le Tungurahua tout proche. Le danger, ce n’est pas les coulées de lave car il y a une énorme falaise qui protège la ville.



Statue de la Vierge sur la falaise qui protège Baños

La poussière, ce n’est pas si pire non plus car les vents dominants poussent les cendres du coté opposé. Le pire danger, ce sont les roches. Quand le volcan fait de grosses explosions, une pluie de roches grosses comme la tête peut s’abattre sur la ville.

Une autre dimension de l’âme de la ville, c’est le culte à la Virgen de Agua Santa. Le nom complet de la ville, c’est Baños de Agua Santa (Eau Sainte). Il y a deux stations balnéaires que l’on dit médicinales ou miraculeuse. Dans la belle cathédrale, les murs sont couverts d’immenses tableaux de 8 par 12 pieds qui représentent les miracles attribués à la Virgen de Agua Santa. Ces temps-ci, il y a 9 messes le dimanche, 7 le samedi et 4 par jour la semaine. Collé sur l’église, il y a aussi un musée ou on voit une énorme quantité de plaquettes de métal sur lesquelles on rend grâce à la Vierge pour faveurs obtenues. Cette ville n’est pas seulement un lieu touristique pour les étrangers mais aussi un lieu de pèlerinage très important pour les gens du pays. 

Magnifique petit coin d’un magnifique pays. Diane et moi pouvons dire que c’est un des endroits qui nous a le plus plu parmi tous ceux qu’on a visités dans le monde. Nous y sommes restés 8 jours. Mais ça n’a pas battu le record du Lac Inle en Birmanie où nous sommes restés 11 jours. Un autre endroit où les gens sont vraiment très corrects avec les touristes. (Pour plus d’informations, voir mon blog sur l’Asie).


http://adiaventure.blogspot.com/2009/12/myanmar.html

Si on n'aime pas, on s'en va. Quand on aime, on y reste plus longtemps et on y revient. Dans les deux cas on en parle.

Adrien et Diane

jeudi 22 décembre 2011

Alausi et Riobamba


Alausi
Notre séjour à Alausi était principalement motivé par la randonnée en train al Nariz del Diablo, le Nez du Diable. Le seul bout de voie ferrée qu’il reste en Équateur, c’est cette randonnée de quelques milles qui a été conservée uniquement pour les touristes. Par contre le gouvernement est en train de construire une voie qui réunira les principales villes du pays : Quito, Riobamba, Guayaquil et Cuenca. Et ça va utiliser ce bout de voix ferrée qui passe à Alausi. Vraiment spectaculaire!


 Diane en train d'admirer le magnifique paysage del Nariz del Diablo

L'accueil touristique del Nariz del Diablo, et un centre d'exposition financé par le Canada

Riobamba
Nous voulions voir le fameux Chimborazo, le sommet le plus éloigné du centre de la terre, mais il a toujours été baigné de nuages. On s’est donc promenés en ville. En décembre, il y a beaucoup de processions avec fanfares, danses et le petit Jésus.

Les enfants participent aussi

Chercher le Québécois


Ensuite nous partons pour Baños
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lundi 19 décembre 2011

La bouffe en Équateur

Notre expérience de la bouffe
Ce qui nous frappe le plus en Équateur, c’est la façon de fonctionner dans les restaurants. Je veux vous parler de notre expérience de voyageurs autonomes. On se débrouille seul, on voyage avec le peuple, on mange souvent avec le peuple, parfois dans les restaurants plus chics pour les touristes et je fais mes rapports à partir de notre expérience personnelle.
Voici comment ça se passe dans les restaurants populaires. On arrive, on dit que l’on veut diner ou souper, on s’assoit à un table et 30 secondes après, le plat de soupe arrive : un bouillon avec des morceaux de patates et un morceau de viande, poulet ou bœuf, os et tout le kit qui s’y accroche. On a rien commandé, on a seulement dit qu’on voulait manger. Arrive ensuite le verre de jus et le plat principal : riz, viande dans le bouillon et quelques morceaux de salade déchiquetée. Là encore, on n’a pas le choix. Il faut donc prendre l’habitude de demander avant de s’asseoir quelle viande il y a dans la soupe et ce qu’il y a dans le plat principal. Si on n’aime pas, on change de restaurant. On peut jeter un coup d’œil dans les cuisines, il y a un gros pot de jus, un plat de salade, un plat de riz et deux gros chaudrons : soupe et viande dans le bouillon. Tout le monde mange la même chose.
Dans la rue, c’est la même chose. Il peut y avoir de 4 à 10 kiosques ambulants  qui s’installent sur le trottoir ou dans un stationnement et ils vendent ce type de repas servis très rapidement. Mais là au moins on peut mettre le nez dans les chaudrons pour examiner ce que l’on va manger. Et si ce genre de repas ne fait pas notre affaire, on peut toujours aller dans les restaurants chinois, les Chifa. Il y en a beaucoup dans chaque ville. On a essayé mais on a plus de chance d’être déçus. La dernière fois que nous y sommes allés c’était tellement dégueulasse que j’ai dit que la prochaine fois que je voudrais manger des mets chinois j’irais en Chine.
On aussi essayé des restaurants chics mais on est tout seul dans le restaurant, on ne mange pas mieux et ça coûte 4-5 fois plus cher. On a essayé la pizza : une mince croute, une cuillérée de sauce tomate pour donner un soupçon de couleur, une grosse épaisseur de fromage et on cherche le reste.
Finalement, ce que l’on préfère : en Équateur, on vit comme les Équatorien... et on reste vigilants.

Amitiés de voyage

Comme voyageurs autonomes, on se méfie de ces gens qui veulent trop nous aider pour ramasser les commissions des hôtels ou quêter le pourboire par la suite. Quêter le pourboire, l’expression est juste; on en a beaucoup vus. Lorsque nous arrivons à Alausi par exemple, il y a un bon monsieur qui nous saute dessus pour savoir ou on va. On lui mentionne le nom de l'hôtel que nous cherchons. Il se jette dans la rue pour arrêter un taxi et il saute dans le taxi avec nous. Il parle sans arrêt et j'ai beau lui dire que je n'ai pas besoin de son aide, il n'écoute pas et il n'arrête pas de parler. Je m'adresse alors au chauffeur et je lui dis que je n'ai pas besoin de l'aide de cet homme. Le chauffeur arrête et enfin, ce faux ami fini par descendre.


Dans le cas de Lucia qui nous avait été référée par la responsable de notre hôtel au Chili, ce fut différent. À notre arrivé à Azogues, elle nous attendait dans le bel hôtel qu'elle nous avait suggérée. Le premier contact est bon. On s'installe et le lendemain elle nous attend dans le lobby comme convenu la veille pour une randonnée au Mirador de la Vierge des nuages. Diane et moi on s’est entendus pour faire une mise au point de notre relation avec elle afin de prévenir les fausses amitiés. Une autre belle occasion de pratiquer l’espagnol. Je résume en gros, en français, l’essentiel de notre mise au point :
« On est habitué de voyager seuls. Quand on voyage avec quelqu’un d’autre, c’est plus compliqué car il faut négocier le temps. Si tu veux venir avec nous pour ton plaisir, ça va nous faire bien plaisir à nous aussi. »
Cette position relationnelle découle du principe de l’égoïsme-altruisme, mon plaisir fait ton plaisir et vice versa. C’est un des principes de vie les plus importants que j’ai retenus de mon expérience de psychologue. 
Elle confirme qu’elle le fait par plaisir. Elle vit seule, séparée et mère d'un garçon qui vit avec son père; elle ne travaille pas et elle aime marcher elle aussi. On part donc pour voir la Vierge.
Et on a passé beaucoup de temps avec elle dans cette ville. On a fait 3 bonnes randonnées. Diane et moi pratiquions notre espagnol et je lui payais ses repas. Lors de notre dernier souper, on lui a montré la sélection des meilleures photos 2010 de nos enfants et de notre dernier voyage, ses yeux se sont emplis d’eau. Elle a dit que c’était le soleil de la journée mais quelques minutes plus tard la lune du soir avait séché cette eau. On se donne un dernier rendez-vous le lendemain au terminus.
Mais on s’est manqué. On devait prendre le bus de 10h pour Alausi. On arrive au terminus à 9.25h. On va au comptoir acheter nos billets. Le gars nous les vend en vitesse et nous dit :
« Allez-y, le bus part dans 2 minutes »
Rendus à l’hôtel à Alausi, on lui envoie un message pour lui expliquer pourquoi nous n’étions pas là. Dans sa réponse, elle nous informe qu’elle nous avait fait des sandwiches et qu’elle a dû les manger tout seule… la larme à l’œil avons-nous imaginé.
Une belle amitié de voyage. Mais comme toutes les autres ce sera probablement sans suites. Elle nous a invité gros comme le bras à retourner la voir lorsque nous repasserons par Cuenca mais les Voyageurs Autonomes (VA), par définition, ça ne s’attache pas, ça voyage comme des VAgabonds.

samedi 10 décembre 2011

L'arrivée en Équateur

Finies les vacances de voyage. On reprend la route pour sortir du Pérou et traverser en Équateur. Toutes les informations qu’on avait disaient que c’était une de pires frontières du monde. On nous conseillait de prendre un bus direct de Piura au Pérou jusqu’à Machala en Équateur; le chauffeur attendrait pendant que les passagers effectueraient les formalités nécessaires. Il paraît que c’est le moyen le plus sûr de traverser cette frontière très corrompue. C'est ce qu'on a fait ettTout s’est très bien passé.

Après une nuit à Machala, on se rend à Cuenca, une des belles villes de l’Équateur où nous avons bien sûr visité la fameuse cathédrale de marbre rose; vraiment magnifique. Diane a dit :
« Jésus est né dans une étable sur la paille, je ne comprends pas pourquoi les hommes croient qu’il faut construire avec tant de richesses pour le glorifier. » Bien sûr nous prenons aussi une bonne marche dans les montagnes juste à coté.
Le Mirador de Cuenca

Les premières impressions de l’Équateur sont très bonnes : les gens sont accueillants, c’est facile de voyager parce qu’il y a un très bon système d’autobus très confortables. C’est un pays plus riche que je  pensais. Quand je suis venu il y a 30 ans, on voyait beaucoup de huttes de paille en campagne. Aujourd’hui, on voit des maisons comme chez nous.

Nous sommes actuellement à Azogues, une petite ville au nord de Cuenca. Lorsque nous étions à Arica, au nord du Chili, la responsable de l’hôtel nous aimait beaucoup et elle nous a mis en contact avec une amie qui a travaillé avec elle pendant 5 ans et qui habite maintenant ici à Azorgues. Elle est bien gentille, elle nous fait connaître la vile et nous donne un paquet d’informations utiles pour notre voyage. Nous sommes allés avec elle prendre une marche de 3-4 heures voir la Vierge qui domine la ville au sommet de la montagne la plus proche.
Aux pieds de la Vierge des nuages, Azogues

Aujourd’hui, nous avons visité le site historique d’Ingapirca. Un peu décevant pour ce qui en reste car les Espagnols ont tout détruit pour transporter les pierres ailleurs pour construire leurs églises. La visite a été quand même intéressante car nous avions une excellente guide espagnole. Nous comprenions à peu près tout ce qu’elle disait parce qu’elle parlait très bien et nous continuons à nous améliorer dans cette langue.
Le Château de l'Inca

Et le voyage continue.