Comme voyageurs autonomes, on se méfie de ces gens qui veulent trop nous aider pour ramasser les commissions des hôtels ou quêter le pourboire par la suite. Quêter le pourboire, l’expression est juste; on en a beaucoup vus. Lorsque nous arrivons à Alausi par exemple, il y a un bon monsieur qui nous saute dessus pour savoir ou on va. On lui mentionne le nom de l'hôtel que nous cherchons. Il se jette dans la rue pour arrêter un taxi et il saute dans le taxi avec nous. Il parle sans arrêt et j'ai beau lui dire que je n'ai pas besoin de son aide, il n'écoute pas et il n'arrête pas de parler. Je m'adresse alors au chauffeur et je lui dis que je n'ai pas besoin de l'aide de cet homme. Le chauffeur arrête et enfin, ce faux ami fini par descendre.
Dans le cas de Lucia qui nous avait été référée par la responsable de notre hôtel au Chili, ce fut différent. À notre arrivé à Azogues, elle nous attendait dans le bel hôtel qu'elle nous avait suggérée. Le premier contact est bon. On s'installe et le lendemain elle nous attend dans le lobby comme convenu la veille pour une randonnée au Mirador de la Vierge des nuages. Diane et moi on s’est entendus pour faire une mise au point de notre relation avec elle afin de prévenir les fausses amitiés. Une autre belle occasion de pratiquer l’espagnol. Je résume en gros, en français, l’essentiel de notre mise au point :
Dans le cas de Lucia qui nous avait été référée par la responsable de notre hôtel au Chili, ce fut différent. À notre arrivé à Azogues, elle nous attendait dans le bel hôtel qu'elle nous avait suggérée. Le premier contact est bon. On s'installe et le lendemain elle nous attend dans le lobby comme convenu la veille pour une randonnée au Mirador de la Vierge des nuages. Diane et moi on s’est entendus pour faire une mise au point de notre relation avec elle afin de prévenir les fausses amitiés. Une autre belle occasion de pratiquer l’espagnol. Je résume en gros, en français, l’essentiel de notre mise au point :
« On est habitué de voyager seuls. Quand on voyage avec quelqu’un d’autre, c’est plus compliqué car il faut négocier le temps. Si tu veux venir avec nous pour ton plaisir, ça va nous faire bien plaisir à nous aussi. »
Cette position relationnelle découle du principe de l’égoïsme-altruisme, mon plaisir fait ton plaisir et vice versa. C’est un des principes de vie les plus importants que j’ai retenus de mon expérience de psychologue.
Elle confirme qu’elle le fait par plaisir. Elle vit seule, séparée et mère d'un garçon qui vit avec son père; elle ne travaille pas et elle aime marcher elle aussi. On part donc pour voir la Vierge.
Et on a passé beaucoup de temps avec elle dans cette ville. On a fait 3 bonnes randonnées. Diane et moi pratiquions notre espagnol et je lui payais ses repas. Lors de notre dernier souper, on lui a montré la sélection des meilleures photos 2010 de nos enfants et de notre dernier voyage, ses yeux se sont emplis d’eau. Elle a dit que c’était le soleil de la journée mais quelques minutes plus tard la lune du soir avait séché cette eau. On se donne un dernier rendez-vous le lendemain au terminus.
Mais on s’est manqué. On devait prendre le bus de 10h pour Alausi. On arrive au terminus à 9.25h. On va au comptoir acheter nos billets. Le gars nous les vend en vitesse et nous dit :
« Allez-y, le bus part dans 2 minutes »
Rendus à l’hôtel à Alausi, on lui envoie un message pour lui expliquer pourquoi nous n’étions pas là. Dans sa réponse, elle nous informe qu’elle nous avait fait des sandwiches et qu’elle a dû les manger tout seule… la larme à l’œil avons-nous imaginé.
Une belle amitié de voyage. Mais comme toutes les autres ce sera probablement sans suites. Elle nous a invité gros comme le bras à retourner la voir lorsque nous repasserons par Cuenca mais les Voyageurs Autonomes (VA), par définition, ça ne s’attache pas, ça voyage comme des VAgabonds.
J'aime cette petite histoire d'une grande rencontre. C'est vrai que nous sommes souvent du côté de la méfiance à titre de voyageur autonome, mais parfois il faut aussi faire confiance aux autres. Bien entendu que des personnes comme votre amie de Cuenca, il n'y en a pas autant par rapport aux rencontres intéressées, les "pots de colle" quoi. Et Vive la psychologie que vous appliquez pour faire le partage de ceux-ci. Bonne route!
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