lundi 26 décembre 2011

Baños de Agua Santa

Baños de Agua Santa


Ville de baños vue de la Statue de la Vierge

Baños, magnifique petit coin d’un magnifique pays. Mais comme la perfection n’existe pas, il y a le fameux Tungurahua qui est très actif et risque de piquer une colère de temps en temps et de faire évacuer toute la population du village. 


Le Tungurahua qui fume toujours

Beaucoup de scientifiques l’analysent sans arrêt. Il y a une surveillance constante et au moindre danger on donne l’alerte. 

Il y a 3 niveaux d’alerte :
- Alerte jaune : on avertit la population.
- Alerte orange : on rassemble la population. Partout dans les rues de la ville il y a des panneaux qui indiquent les différents lieux de rassemblement.
- Alerte rouge : on évacue.

La dernière alerte, orange, a eut lieu le 30 novembre dernier et on a même commencé à évacuer. Ces temps-ci, il fume beaucoup et selon les vents, la poussière peut tomber sur cette belle petite ville qui nous plaît beaucoup.

Pourquoi cette ville nous plaît tant? La température est confortable malgré quelques pluies fines, les paysages sont magnifiques et très montagneux, les gens sont très corrects avec les touristes. Il y deux sites d’eaux thermales chauffées par la proximité du magma. Ce que nous apprécions beaucoup, c'est qu'il y a de multiples possibilités de randonnées dans les montagnes. Pendant notre séjour de 8 jours, on a fait 4 longues marches différentes autour de la ville.

La 5ème journée pendant que nous prenions notre marche, le vent a tourné. À un moment donné, en passant dans un boisé, nous entendions des oiseaux chanter; je lève la tête pour voir et je sens des grains qui me tombent dans la face. J’ai d’abord cru qu’en jouant dans le feuillage, les oiseaux les faisaient tomber mais je me suis vite aperçu que c’était Tungurahua qui m’envoyait ses éjections. Nous sommes revenus de notre marche couverts de minuscules petits grains de roches. Quand nous sommes arrivés au village, nous avons remarqué quelques personnes avec le masque respiratoire. Chacun balayait son coin de trottoir ou son entrée de maison.

En voyage, Diane et moi, nous remarquons que chaque ville possède son âme propre, son atmosphère sociale. Ici, pour la décrire, je pense à la vieille expression qu’on retrouve dans les Astérix: « Peur que le ciel leur tombe sur la tête ». C’est vraiment le cas ici avec le Tungurahua tout proche. Le danger, ce n’est pas les coulées de lave car il y a une énorme falaise qui protège la ville.



Statue de la Vierge sur la falaise qui protège Baños

La poussière, ce n’est pas si pire non plus car les vents dominants poussent les cendres du coté opposé. Le pire danger, ce sont les roches. Quand le volcan fait de grosses explosions, une pluie de roches grosses comme la tête peut s’abattre sur la ville.

Une autre dimension de l’âme de la ville, c’est le culte à la Virgen de Agua Santa. Le nom complet de la ville, c’est Baños de Agua Santa (Eau Sainte). Il y a deux stations balnéaires que l’on dit médicinales ou miraculeuse. Dans la belle cathédrale, les murs sont couverts d’immenses tableaux de 8 par 12 pieds qui représentent les miracles attribués à la Virgen de Agua Santa. Ces temps-ci, il y a 9 messes le dimanche, 7 le samedi et 4 par jour la semaine. Collé sur l’église, il y a aussi un musée ou on voit une énorme quantité de plaquettes de métal sur lesquelles on rend grâce à la Vierge pour faveurs obtenues. Cette ville n’est pas seulement un lieu touristique pour les étrangers mais aussi un lieu de pèlerinage très important pour les gens du pays. 

Magnifique petit coin d’un magnifique pays. Diane et moi pouvons dire que c’est un des endroits qui nous a le plus plu parmi tous ceux qu’on a visités dans le monde. Nous y sommes restés 8 jours. Mais ça n’a pas battu le record du Lac Inle en Birmanie où nous sommes restés 11 jours. Un autre endroit où les gens sont vraiment très corrects avec les touristes. (Pour plus d’informations, voir mon blog sur l’Asie).


http://adiaventure.blogspot.com/2009/12/myanmar.html

Si on n'aime pas, on s'en va. Quand on aime, on y reste plus longtemps et on y revient. Dans les deux cas on en parle.

Adrien et Diane

jeudi 22 décembre 2011

Alausi et Riobamba


Alausi
Notre séjour à Alausi était principalement motivé par la randonnée en train al Nariz del Diablo, le Nez du Diable. Le seul bout de voie ferrée qu’il reste en Équateur, c’est cette randonnée de quelques milles qui a été conservée uniquement pour les touristes. Par contre le gouvernement est en train de construire une voie qui réunira les principales villes du pays : Quito, Riobamba, Guayaquil et Cuenca. Et ça va utiliser ce bout de voix ferrée qui passe à Alausi. Vraiment spectaculaire!


 Diane en train d'admirer le magnifique paysage del Nariz del Diablo

L'accueil touristique del Nariz del Diablo, et un centre d'exposition financé par le Canada

Riobamba
Nous voulions voir le fameux Chimborazo, le sommet le plus éloigné du centre de la terre, mais il a toujours été baigné de nuages. On s’est donc promenés en ville. En décembre, il y a beaucoup de processions avec fanfares, danses et le petit Jésus.

Les enfants participent aussi

Chercher le Québécois


Ensuite nous partons pour Baños
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lundi 19 décembre 2011

La bouffe en Équateur

Notre expérience de la bouffe
Ce qui nous frappe le plus en Équateur, c’est la façon de fonctionner dans les restaurants. Je veux vous parler de notre expérience de voyageurs autonomes. On se débrouille seul, on voyage avec le peuple, on mange souvent avec le peuple, parfois dans les restaurants plus chics pour les touristes et je fais mes rapports à partir de notre expérience personnelle.
Voici comment ça se passe dans les restaurants populaires. On arrive, on dit que l’on veut diner ou souper, on s’assoit à un table et 30 secondes après, le plat de soupe arrive : un bouillon avec des morceaux de patates et un morceau de viande, poulet ou bœuf, os et tout le kit qui s’y accroche. On a rien commandé, on a seulement dit qu’on voulait manger. Arrive ensuite le verre de jus et le plat principal : riz, viande dans le bouillon et quelques morceaux de salade déchiquetée. Là encore, on n’a pas le choix. Il faut donc prendre l’habitude de demander avant de s’asseoir quelle viande il y a dans la soupe et ce qu’il y a dans le plat principal. Si on n’aime pas, on change de restaurant. On peut jeter un coup d’œil dans les cuisines, il y a un gros pot de jus, un plat de salade, un plat de riz et deux gros chaudrons : soupe et viande dans le bouillon. Tout le monde mange la même chose.
Dans la rue, c’est la même chose. Il peut y avoir de 4 à 10 kiosques ambulants  qui s’installent sur le trottoir ou dans un stationnement et ils vendent ce type de repas servis très rapidement. Mais là au moins on peut mettre le nez dans les chaudrons pour examiner ce que l’on va manger. Et si ce genre de repas ne fait pas notre affaire, on peut toujours aller dans les restaurants chinois, les Chifa. Il y en a beaucoup dans chaque ville. On a essayé mais on a plus de chance d’être déçus. La dernière fois que nous y sommes allés c’était tellement dégueulasse que j’ai dit que la prochaine fois que je voudrais manger des mets chinois j’irais en Chine.
On aussi essayé des restaurants chics mais on est tout seul dans le restaurant, on ne mange pas mieux et ça coûte 4-5 fois plus cher. On a essayé la pizza : une mince croute, une cuillérée de sauce tomate pour donner un soupçon de couleur, une grosse épaisseur de fromage et on cherche le reste.
Finalement, ce que l’on préfère : en Équateur, on vit comme les Équatorien... et on reste vigilants.

Amitiés de voyage

Comme voyageurs autonomes, on se méfie de ces gens qui veulent trop nous aider pour ramasser les commissions des hôtels ou quêter le pourboire par la suite. Quêter le pourboire, l’expression est juste; on en a beaucoup vus. Lorsque nous arrivons à Alausi par exemple, il y a un bon monsieur qui nous saute dessus pour savoir ou on va. On lui mentionne le nom de l'hôtel que nous cherchons. Il se jette dans la rue pour arrêter un taxi et il saute dans le taxi avec nous. Il parle sans arrêt et j'ai beau lui dire que je n'ai pas besoin de son aide, il n'écoute pas et il n'arrête pas de parler. Je m'adresse alors au chauffeur et je lui dis que je n'ai pas besoin de l'aide de cet homme. Le chauffeur arrête et enfin, ce faux ami fini par descendre.


Dans le cas de Lucia qui nous avait été référée par la responsable de notre hôtel au Chili, ce fut différent. À notre arrivé à Azogues, elle nous attendait dans le bel hôtel qu'elle nous avait suggérée. Le premier contact est bon. On s'installe et le lendemain elle nous attend dans le lobby comme convenu la veille pour une randonnée au Mirador de la Vierge des nuages. Diane et moi on s’est entendus pour faire une mise au point de notre relation avec elle afin de prévenir les fausses amitiés. Une autre belle occasion de pratiquer l’espagnol. Je résume en gros, en français, l’essentiel de notre mise au point :
« On est habitué de voyager seuls. Quand on voyage avec quelqu’un d’autre, c’est plus compliqué car il faut négocier le temps. Si tu veux venir avec nous pour ton plaisir, ça va nous faire bien plaisir à nous aussi. »
Cette position relationnelle découle du principe de l’égoïsme-altruisme, mon plaisir fait ton plaisir et vice versa. C’est un des principes de vie les plus importants que j’ai retenus de mon expérience de psychologue. 
Elle confirme qu’elle le fait par plaisir. Elle vit seule, séparée et mère d'un garçon qui vit avec son père; elle ne travaille pas et elle aime marcher elle aussi. On part donc pour voir la Vierge.
Et on a passé beaucoup de temps avec elle dans cette ville. On a fait 3 bonnes randonnées. Diane et moi pratiquions notre espagnol et je lui payais ses repas. Lors de notre dernier souper, on lui a montré la sélection des meilleures photos 2010 de nos enfants et de notre dernier voyage, ses yeux se sont emplis d’eau. Elle a dit que c’était le soleil de la journée mais quelques minutes plus tard la lune du soir avait séché cette eau. On se donne un dernier rendez-vous le lendemain au terminus.
Mais on s’est manqué. On devait prendre le bus de 10h pour Alausi. On arrive au terminus à 9.25h. On va au comptoir acheter nos billets. Le gars nous les vend en vitesse et nous dit :
« Allez-y, le bus part dans 2 minutes »
Rendus à l’hôtel à Alausi, on lui envoie un message pour lui expliquer pourquoi nous n’étions pas là. Dans sa réponse, elle nous informe qu’elle nous avait fait des sandwiches et qu’elle a dû les manger tout seule… la larme à l’œil avons-nous imaginé.
Une belle amitié de voyage. Mais comme toutes les autres ce sera probablement sans suites. Elle nous a invité gros comme le bras à retourner la voir lorsque nous repasserons par Cuenca mais les Voyageurs Autonomes (VA), par définition, ça ne s’attache pas, ça voyage comme des VAgabonds.

samedi 10 décembre 2011

L'arrivée en Équateur

Finies les vacances de voyage. On reprend la route pour sortir du Pérou et traverser en Équateur. Toutes les informations qu’on avait disaient que c’était une de pires frontières du monde. On nous conseillait de prendre un bus direct de Piura au Pérou jusqu’à Machala en Équateur; le chauffeur attendrait pendant que les passagers effectueraient les formalités nécessaires. Il paraît que c’est le moyen le plus sûr de traverser cette frontière très corrompue. C'est ce qu'on a fait ettTout s’est très bien passé.

Après une nuit à Machala, on se rend à Cuenca, une des belles villes de l’Équateur où nous avons bien sûr visité la fameuse cathédrale de marbre rose; vraiment magnifique. Diane a dit :
« Jésus est né dans une étable sur la paille, je ne comprends pas pourquoi les hommes croient qu’il faut construire avec tant de richesses pour le glorifier. » Bien sûr nous prenons aussi une bonne marche dans les montagnes juste à coté.
Le Mirador de Cuenca

Les premières impressions de l’Équateur sont très bonnes : les gens sont accueillants, c’est facile de voyager parce qu’il y a un très bon système d’autobus très confortables. C’est un pays plus riche que je  pensais. Quand je suis venu il y a 30 ans, on voyait beaucoup de huttes de paille en campagne. Aujourd’hui, on voit des maisons comme chez nous.

Nous sommes actuellement à Azogues, une petite ville au nord de Cuenca. Lorsque nous étions à Arica, au nord du Chili, la responsable de l’hôtel nous aimait beaucoup et elle nous a mis en contact avec une amie qui a travaillé avec elle pendant 5 ans et qui habite maintenant ici à Azorgues. Elle est bien gentille, elle nous fait connaître la vile et nous donne un paquet d’informations utiles pour notre voyage. Nous sommes allés avec elle prendre une marche de 3-4 heures voir la Vierge qui domine la ville au sommet de la montagne la plus proche.
Aux pieds de la Vierge des nuages, Azogues

Aujourd’hui, nous avons visité le site historique d’Ingapirca. Un peu décevant pour ce qui en reste car les Espagnols ont tout détruit pour transporter les pierres ailleurs pour construire leurs églises. La visite a été quand même intéressante car nous avions une excellente guide espagnole. Nous comprenions à peu près tout ce qu’elle disait parce qu’elle parlait très bien et nous continuons à nous améliorer dans cette langue.
Le Château de l'Inca

Et le voyage continue.

mercredi 30 novembre 2011

Une journée de déplacement

Les voyages sac à dos, ce n’est pas seulement visiter des attractions touristiques et se contenter de se faire servir dans les hôtels mais c’est aussi organiser les transports et chercher les hôtels. Dans ce récit, je veux vous donner comme exemple une journée de grand déplacement; nous partions d’Aréquipa, au sud du Pérou, pour nous rendre à Tumbes, tout à fait au nord, près de l’Équateur. Ceux et celles qui aiment voyager avec nous… Bon voyage.
J’ai acheté mes billets d’avion par Internet avec un changement d’avion à Lima. J’avais bien prévenu Diane :
« Pour ne pas que tu aies de surprise, je dois te dire que je m’attends à ce qu’on fasse un des deux trajets dans un petit avion car lorsque j’ai réservé les sièges, il n’y avait que 6 places. »
J’ai aussi réservé un hôtel par Internet.
Notre avion décolle à 13.30h. On prend donc le temps de faire une bonne dernière marche en ville en avant-midi et on va diner à l’aéroport en attendant le départ. Lorsque la préposée au comptoir de la Cie identifie nos bagages, elle y met un gros collant rouge PRIORITY. On se demande pourquoi. On regarde notre carte d’embarquement : siège 1 A et B. On voit notre avion qui est un jet à deux moteurs. On y entre et on a le privilège d’être en première classe. Ça commence très bien le voyage. On joue les pachas.
À Lima on doit reprendre nos bagages pour le transfert. Il faut d’abord prendre notre carte d’embarquement à l’aide d’ordinateurs à la disposition du public. On va au comptoir déposé nos bagages et tout fonctionne normalement.
Ensuite, il faut traverser la barrière de sécurité. Je passe en premier. La préposée présente ma carte au lecteur électronique et me fait signe de passer.  Diane vient pour me suivre, même opération mais… Ça ne passe pas. On a beau dire que nous sommes ensembles, elle reste ferme : ça ne passe pas. Et moi, je manifeste l’intention de repasser dans l’autre sens mais pas question. Imaginez Diane qui commence à paniquer et moi, pour détendre l’atmosphère, je lui dis un gros BYEBYE comme si je partais sans elle. Ça fait rire le monde mais ça ne passe pas plus.
Je pense que dans les aéroports il y toujours beaucoup d’employés qui surveillent tout le temps sans qu’on s’en apercevoir parce qu’en moins d’une minute il y en a 2 ou 3 qui s’approchent et une autre plus corpulente qui semble être la superviseure et elle prend Diane en charge. Diane s’accroche à elle fermement et avec confiance.  Il faut qu’elle aille payer la taxe d’aéroport.  On nous avait informés que c’était inclus dans le prix; ça l’était pour moi mais pas pour elle. Porque? No sé. Tout est réglé en 5 minutes et on saute dans l’avion jusqu’à Tumbes.
On arrive à Tumbes à 8 h. du soir et il faut nous rendre à notre hôtel. Pendant que j’attends nos bagages, Diane se dirige vers la sortie et les chauffeurs lui sautent dessus (au figuré bien entendu) pour lui offrir de nous conduire en ville. Elle en identifie un qui paraît fiable. Avant de sortir de l’aéroport, je m’informe toujours comment coûte le taxi pour se rendre en ville. On me répond 20 soles ($7.00).
On charge les bagages dans le coffre et on monte dans le taxi. Je précise le prix avec le chauffeur et il me répond vaguement des mots marmonnés que je ne comprends pas. Je répète : « 20 soles. »
 Il me répond : « Oui», assez vaguement et il ajoute : « C’est un taxi collectif, c’est 20 soles par personne »
Je réponds fermement : « Hey! 20 soles pour le taxi » et il accepte avec un petit sourire.
Je lui donne l’adresse d’un hôtel que j’avais réservé par Internet. Parfois, je fais croire au taxi que nous avons un hôtel de réserver pour éviter qu’il nous conduise dans des hôtels de luxe où il reçoit une commission généreuse. Mais ce soir j’ai vraiment une réservation parce que nous arrivons dans la soirée.
On arrive à l’hôtel on sonne. Ça ne répond pas. Un homme sur le trottoir nous dit que c’est fermé. On sonne encore et un gros bonhomme le torse nu vient nous ouvrir. C’est sombre, ça a l’air louche. Il fouille dans un calepin de note et trouve la réservation. Diane va voir la chambre et elle revient et dit fermement : « On ne reste pas ici. Ça pue, c’est écœurant, c’est un bordel »
Heureusement, le chauffeur qui savait tout ça nous attendait. À cause de l’air louche de l’hôtel, nous avions laissé les bagages dans l’auto. Le chauffeur nous a alors conduits à un autre hôtel qui répondait minimalement à nos critères de base pour une nuit : un bon lit et une chambre de bain privée. On paie le chauffeur et on le réserve pour le lendemain car nous voulons aller passer plusieurs jours à la plage.
On s’installe dans la chambre et on va ensuite prendre une marche au centre ville où un orchestre joue en plein air car on fête l’anniversaire de la ville. On revient ensuite passer une bonne nuit. À part le coq qui chante régulièrement toute la nuit, on n’a rien à se plaindre.
Tout ça dans une même journée. Pour nous, c’est un peu comme ça la routine de nos déplacement sauf qu’on prend quasiment tout le temps l’autobus. Je ne vous raconterai pas les aventures avec le chauffeur qui nous a téter 60% de plus que le prix fixé au départ. Il ne trouvait pas l’hôtel il se promenait un peu partout. Il faisait gentiment pitié, il perdait d’autres voyages, etc.
Finalement, on est maintenant à la plage, très confortablement installés pour six jours et on dit qu’on prend des vacances de voyage. Les billets de bus sont achetés pour entrer en Équateur demain. Et le voyage continue…

dimanche 27 novembre 2011

Le Pérou


Tacna, notre première ville au Pérou. En plein désert. Les dessins dans la montagne sont faits avec la seule plante qui peut pousser sans arrosage dans ce désert.
La première impression de ce pays est très bonne: on y mange bien, on est bien logés, et les gens sont sympathiques. Après quelques marches en ville, nous faisons une sortie pour un bain dans une source d'eau chaude. On prend le bus du peuple où bien sûr nous sommes encore les seuls touristes. Sous un soleil de plomb, le GPS branché sur les satellites, on se tape quelques heures de marche dans un désert super aride avant de se plonger dans un bain à 40 degré Celsius. Ça retape le Canadien et c'est multi-thérapeutique, pour l'âme et le corps.

Le lendemain, le bus pour Arequipa, 9 heures encore dans le désert. De grands bouts de chemins bien droits sur le haut plateau et de grands bouts en lacet de bottines pour descendre et remonter dans les vallées creusées par des rivières asséchés (?). Arequipa est une ville magnifique où l'on retrouve beaucoup d'anciens édifices fabriqués de gros blocs de pierre taillés dans les champs de lave du mon Misti. Nos randonnées pédestres se font dans la ville à travers la population locale et une bonne quantité de touristes comme nous n'avons pas encore vus depuis le début de ce voyage.

Après quatre belles journées à Aréquipa, nous prenons l'avion pour Tumbes, au Nord du Pérou, près de la frontière de l'Équateur. On traverse rapidement le Pérou pour y revenir après l’Équateur. Pour tout de suit, on se paie une bonne semaine à la plage, Punta Sal, qu'on dit une des plus belles plages du nord du Pérou.

On est super bien installés. Je vous écris, sur un grand balcon à 50 mètres de l'océan Pacifique. De temps en temps je lève les yeux pour admirer le vol gracieux des frégates. J'ai lu qu'elles peuvent voler une semaine sans se poser.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fregatidae
On en profite au max, randonnées sur la plage, baignades et jeudi prochain on entre en Équateur.

samedi 19 novembre 2011

Nous voilà arrivés au Pérou.

Après notre atterrissage à Santiago, nous sommes allés à Valparaiso, une vraie ville amphithéâtre ouverte sur la mer. Nous sommes ensuite montés vers le Nord à La Serena et la vallée de Elqui pour une dégustation visuelle des vignobles en plein désert et une initiation à la fabrication du Pisco, l’équivalent du cognac français que l’on fabrique en distillant le vin. La vallée est un long oasis dans l'immense désert du Chili, 120 km de culture de vignes grâce aux irrigations. 

Ensuite, 17 heures de bus pour atteindre Iquique, un port de mer important connecté avec les fameuses mines du désert de l’altiplano du nord du Chili. Iquique est une ville ou les gratte-ciel ont poussé comme des champignons depuis la hausse du prix des métaux. Les maisons sont toutes délabrées; les gens semblent simplement attendre de les vendre pour qu’on bâtisse encore de nouveaux buildings.

En montant vers le Nord, nous avons remis le soleil au Sud en traversant le tropique du Capricorne. Quand je suis au Sud de ce tropique, je perds continuellement le Nord car le soleil passe au Nord et ma physiologie le croit toujours au Sud où je l’ai toujours vu depuis plus de 60 ans.

Nous atteignons ensuite Arica, la dernière ville importante du Nord du Chili. Le Nord du Chili est une région montagneuse désertique de plus de 1000 km de long et une centaine de km de large. Il n’y pousse  absolument rien. La moyenne des précipitations est de quelques millimètres par année.

De Arica, nous avons pris un vieux train du début des années 1800 pour traverser à Tacna au Pérou. Notre première impression est très bonne, les gens sont accueillants et on a l’impression de vivre comme des pachas avec un budget de BS.

Et le voyage continue...

jeudi 3 novembre 2011

Les voyages "backpack"

Tu as bien raison Karine, les voyages backpacker permettent de très belles rencontres.


Par exemple, nous sommes actuellement à Valparaiso dans une auberge familiale tenus par des Allemands. C'est notre troisième journée ici et on voit passer un paquet de monde de différents pays. Ici le déjeuner est inclus et ce matin autour de la table, il y avait un couple de Hollandais, un couple de Norvégien, 2 Américains, une technicienne en mines de l'Équateur, un Chilien et nous 2, Canadiens. Ça parle en anglais et en espagnol surtout, mais chaque nationalité se parle aussi dans sa langue natale. Une vraie belle tour de Babel.

Hier, c'était tout autre chose. Étant donné que nous restons plusieurs jours au même endroit, nous avons le plaisir de voir passer tout ce beau monde de voyageurs qui se partagent leurs expériences et leurs projets. C'est vraiment très différent de nos voyages en petit campeur quand on se déplaçait dans notre tout petit monde quasi hermétique.

Demain, nous prenons le bus pour 7 heures de trajet vers le Nord ou nous passerons une semaine dans la vallée de Elqui à faire des randonnées à travers les montagnes arides et les terres fertiles de la vallée remplie de vignobles.

vendredi 28 octobre 2011

L'arrivée

Maintenant que nous sommes arrivés à Santiago de Chile, je veux remercier mon frère Claude qui est venu nous chercher à la maison pour le déjeuner au restaurant du village. Merci à mes frères et sœurs qui sont venus déjeuner avec nous pour nous souhaiter bon voyage.
Et nous prenons l’autobus pour Montréal. Merci à notre grand ami Pierre qui nous a hébergés dans sa maison remplie de souvenirs de voyage et qui nous a servi de chauffeur pour nos déplacements en ville.
Donc, jeudi le 27 octobre nous arrivons à Santiago tout abasourdis après avoir mariné dans l’espace restreint d’une carlingue bruyante.  Après 11 heures de vol, nous arrivons à l’immigration et on nous charge une taxe de réciprocité de $132.00 par personne. Encore plus abasourdis par ce choc, nous prenons le taxi pour aboutir dans un hôtel décevant. Trop fatigués pour chercher autre chose, on s’installe et on va à la recherche d’un guichet automatique pour retirer des pesos chiliens. Ma carte ne fonctionne pas. He bien là par exemple, la patience commence à manquer. On revient à l’hôtel sans nos pesos. Après quelques moments de relaxation et de réflexion j’y retourne à nouveau avec une autre carte et je me rends compte que j’avais oublié de peser sur le piton « Foreigner/extranjero », ce qui veut dire « étranger ». Je retire mes pesos avec grand soulagement. Enfin, les premières étapes de notre arrivée sont franchies.
Une bonne douche, quelques marches exploratoires en ville. On trouve un hôtel de meilleure qualité et on la réserve pour le lendemain.
Et nous voilà maintenant bien installés pour quelques jours dans un hôtel confortable de Santiago. Ce matin nous avons déjeuné avec un Brésilien qui est venu à un tournoi de polo. Nous irons le voir jouer en fin de semaine.
Et le voyage continue…
Adrien et Diane