Les voyages sac à dos, ce n’est pas seulement visiter des attractions touristiques et se contenter de se faire servir dans les hôtels mais c’est aussi organiser les transports et chercher les hôtels. Dans ce récit, je veux vous donner comme exemple une journée de grand déplacement; nous partions d’Aréquipa, au sud du Pérou, pour nous rendre à Tumbes, tout à fait au nord, près de l’Équateur. Ceux et celles qui aiment voyager avec nous… Bon voyage.
J’ai acheté mes billets d’avion par Internet avec un changement d’avion à Lima. J’avais bien prévenu Diane :
« Pour ne pas que tu aies de surprise, je dois te dire que je m’attends à ce qu’on fasse un des deux trajets dans un petit avion car lorsque j’ai réservé les sièges, il n’y avait que 6 places. »
J’ai aussi réservé un hôtel par Internet.
Notre avion décolle à 13.30h. On prend donc le temps de faire une bonne dernière marche en ville en avant-midi et on va diner à l’aéroport en attendant le départ. Lorsque la préposée au comptoir de la Cie identifie nos bagages, elle y met un gros collant rouge PRIORITY. On se demande pourquoi. On regarde notre carte d’embarquement : siège 1 A et B. On voit notre avion qui est un jet à deux moteurs. On y entre et on a le privilège d’être en première classe. Ça commence très bien le voyage. On joue les pachas.
À Lima on doit reprendre nos bagages pour le transfert. Il faut d’abord prendre notre carte d’embarquement à l’aide d’ordinateurs à la disposition du public. On va au comptoir déposé nos bagages et tout fonctionne normalement.
Ensuite, il faut traverser la barrière de sécurité. Je passe en premier. La préposée présente ma carte au lecteur électronique et me fait signe de passer. Diane vient pour me suivre, même opération mais… Ça ne passe pas. On a beau dire que nous sommes ensembles, elle reste ferme : ça ne passe pas. Et moi, je manifeste l’intention de repasser dans l’autre sens mais pas question. Imaginez Diane qui commence à paniquer et moi, pour détendre l’atmosphère, je lui dis un gros BYEBYE comme si je partais sans elle. Ça fait rire le monde mais ça ne passe pas plus.
Je pense que dans les aéroports il y toujours beaucoup d’employés qui surveillent tout le temps sans qu’on s’en apercevoir parce qu’en moins d’une minute il y en a 2 ou 3 qui s’approchent et une autre plus corpulente qui semble être la superviseure et elle prend Diane en charge. Diane s’accroche à elle fermement et avec confiance. Il faut qu’elle aille payer la taxe d’aéroport. On nous avait informés que c’était inclus dans le prix; ça l’était pour moi mais pas pour elle. Porque? No sé. Tout est réglé en 5 minutes et on saute dans l’avion jusqu’à Tumbes.
On arrive à Tumbes à 8 h. du soir et il faut nous rendre à notre hôtel. Pendant que j’attends nos bagages, Diane se dirige vers la sortie et les chauffeurs lui sautent dessus (au figuré bien entendu) pour lui offrir de nous conduire en ville. Elle en identifie un qui paraît fiable. Avant de sortir de l’aéroport, je m’informe toujours comment coûte le taxi pour se rendre en ville. On me répond 20 soles ($7.00).
On charge les bagages dans le coffre et on monte dans le taxi. Je précise le prix avec le chauffeur et il me répond vaguement des mots marmonnés que je ne comprends pas. Je répète : « 20 soles. »
Il me répond : « Oui», assez vaguement et il ajoute : « C’est un taxi collectif, c’est 20 soles par personne »
Je réponds fermement : « Hey! 20 soles pour le taxi » et il accepte avec un petit sourire.
Je lui donne l’adresse d’un hôtel que j’avais réservé par Internet. Parfois, je fais croire au taxi que nous avons un hôtel de réserver pour éviter qu’il nous conduise dans des hôtels de luxe où il reçoit une commission généreuse. Mais ce soir j’ai vraiment une réservation parce que nous arrivons dans la soirée.
On arrive à l’hôtel on sonne. Ça ne répond pas. Un homme sur le trottoir nous dit que c’est fermé. On sonne encore et un gros bonhomme le torse nu vient nous ouvrir. C’est sombre, ça a l’air louche. Il fouille dans un calepin de note et trouve la réservation. Diane va voir la chambre et elle revient et dit fermement : « On ne reste pas ici. Ça pue, c’est écœurant, c’est un bordel »
Heureusement, le chauffeur qui savait tout ça nous attendait. À cause de l’air louche de l’hôtel, nous avions laissé les bagages dans l’auto. Le chauffeur nous a alors conduits à un autre hôtel qui répondait minimalement à nos critères de base pour une nuit : un bon lit et une chambre de bain privée. On paie le chauffeur et on le réserve pour le lendemain car nous voulons aller passer plusieurs jours à la plage.
On s’installe dans la chambre et on va ensuite prendre une marche au centre ville où un orchestre joue en plein air car on fête l’anniversaire de la ville. On revient ensuite passer une bonne nuit. À part le coq qui chante régulièrement toute la nuit, on n’a rien à se plaindre.
Tout ça dans une même journée. Pour nous, c’est un peu comme ça la routine de nos déplacement sauf qu’on prend quasiment tout le temps l’autobus. Je ne vous raconterai pas les aventures avec le chauffeur qui nous a téter 60% de plus que le prix fixé au départ. Il ne trouvait pas l’hôtel il se promenait un peu partout. Il faisait gentiment pitié, il perdait d’autres voyages, etc.
Finalement, on est maintenant à la plage, très confortablement installés pour six jours et on dit qu’on prend des vacances de voyage. Les billets de bus sont achetés pour entrer en Équateur demain. Et le voyage continue…
Ha! Comme ça me rappelle beaucoup de mes journée de "vacance"... Comme j'ai hâte de remettre mon sac-à-dos et de partir moi aussi. Moins de 6 mois... vitement cette vacance en France et au Maroc avec le copain Saïd!
RépondreSupprimerJ'ai hâte de vous entendre parler d'Équateur aussi, ça fait tellement longtemps que j'ai ai mis les pieds, comme ça doit avoir changé!